Lecture : "La Terre des morts"

Dernière mise à jour : oct. 8

Je n'ai pas aimé la « Terre des morts » de J-C. Grangé, mais j'arrive peut-être à saturation.

J'ai lu tous les romans qui précédaient, sauf « Kaïken ».

Dans ses différents romans, l'auteur propose des intrigues étoffées, suffisamment bien menées pour faire accepter les invraisemblances et qui réservent des chutes percutantes.

J-C. Grangé a construit un monde glauque, hanté de protagonistes obsessionnels, violents et border line. Souvent, les enquêteurs poursuivent des criminels à peine plus violents qu'eux, antagonistes tourmentés par leurs actes passés odieux ou leurs origines non assumées.

J-C. Grangé parsème ses récits de scènes de crimes cruels et des scènes d'action efficaces, écrites dans un style brut de décoffrage, rugueux, ironique, voire irrespectueux quand il fait allusion aux réalités politiques et sociales.

« La Terre des morts » c'est du Grangé XXL. Tout est trop. L'intrigue est trop longue, trop tortueuse, trop bancale. Aucun protagoniste ne suscite l'empathie ou l'identification du lecteur. Les obsessions et les oeillères du flic justifient mal toutes ses initiatives invraisemblables qui sapent l'enquête, mais aussi la crédibilité du récit qui devient artificiel et fastidieux dans ses explications. le lecteur est forcé d'accepter les angles morts et l'absurdité du mobile et des actes odieux du tueur. le style est cru, sinistre, amer, reflet des pensées désabusée du protagoniste et parfois lourdaud. Dans ce foisonnement, cela n'empêche pas des idées intéressantes telles que l'évocation de perversions sexuelles dans tous les milieux sociaux, la référence à la peinture de Goya dans les crimes ou la plongée en eaux troubles, à la recherche d'un cadavre.

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