Lecture : Le Télescope de Rachid

Je viens d’achever le roman « Le Téléscope de Rachid » de Jamal Mahjoub (éd. Babel).

Ce roman historique relate la mission et les mésaventures, au début du 17e siècle, d’un érudit d’Orient, qui se retrouve, a la suite d’un naufrage, dans le Jutland, au Danemark. Parallèlement, sont évoquées les travaux d’un archéologue contemporain sur un site du Jutland, après la découverte d’une tombe et d’un coffret couvert d’une calligraphie arabe.

La quatrième de couverture promet un « roman d’aventures, roman de formation, quête métaphysique et fabrique de rêves [...] ».

J’avoue que cette lecture a été laborieuse et m’a laissé perplexe sur les mérites (ou mes attentes) d’une belle langue. En effet, la traduction est élégante, le vocabulaire riche et imagé. Mais la narration m’a paru distante, confuse, parfois incompréhensible, m’obligeant à relire des passages et à accepter à comprendre l’enchaînement des faits. Le style semble construit sur des non-dits, élimant toute dynamique narrative, refusant d’énoncer la causalité des événements (peut-être pour souligner la force du destin?), enlevant leur force aux nombreux drames (prison, meurtre, naufrage, accident, incendie…) et rendant allusives toutes émotions de souffrance ou d’amour du protagoniste.

Restent de ce livre des questions justes mais banales sur l’articulation entre la science et la foi, les doutes de notre savant musulman confronté aux premières découvertes occidentales en astronomie, ou l’éternelle opposition du monde chrétien au monde musulman qui suscite la peur de l’autre…

Une déception.

4 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout