Galileo réparé

Mis à jour : 19 oct. 2019

Le 18 juillet, la GSA, l'agence européenne qui a la charge de la surveillance du GNSS Galileo a annoncé, après six jours de panne, que les services initiaux Galileo ont enfin été rétablis.


L’incident technique avait pour origine un dysfonctionnement de différents éléments des installations terrestres, qui affectait le calcul des prévisions de temps et d’orbite, indispensables aux indications de navigation.

Représentation du GNSS Galileo - (c) ESA - J.Huart

Une équipe composée d'experts de la GSA, des prestataires industriels, de l'Agence spatiale européenne et de la Commission, a travaillé ensemble, sans interruption, pour analyser l'incident et rétablir les services de synchronisation et de navigation à leur niveau nominal.


Il semble que cette panne n'ait pas eu d'impact grave pour les utilisateurs, puisque les applications ont pu se référer aux signaux des autres systèmes de navigation par satellites. C'est tout l'intérêt de l'interopérabilité des GNSS Galileo et GPS, négociée avec les Etats-Unis.


Même s'il se produit pendant ce qui est encore une période d'essai, dite des "services initiaux", cet incident n'est pas anodin. Sa durée de plusieurs jours laisse penser qu'il a mis à l'épreuve les experts. Il est aussi embarrassant pour l'Union européenne qui a toujours vanté la qualité et la fiabilité de Galileo, par rapport aux systèmes concurrents.


La GSA annonce la création d'un comité d'enquête indépendant chargé d'identifier les causes profondes de cet incident majeur. La Commission européenne, en tant que maître d'ouvrage du programme, doit pouvoir tirer les leçons de la gestion d’une infrastructure qui concerne déjà plusieurs millions d’utilisateurs dans le monde.


Quand Galileo entrera dans la phase de "services opérationnels complets", en 2020 ou 2021, le système devra fonctionner indépendamment des autres systèmes de navigation par satellite. Il en va de la crédibilité de l'emblème de la nouvelle souveraineté européenne.


Mon roman GNSS Galileo évoque largement la question de la compatibilité et de l'interopérabilité des GNSS et des enjeux de souveraineté qu'ils représentent pour les nations.


Drapeaux des Etats-Unis, de la Russie, de l'Union européenne, de la Chine et de l'Inde

Source : GSA

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